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Elle ne pleure pas elle chante

Avec la présence et la participation des Associations « Le monde à travers un regard », « CFCV », « l’Ange bleu », « Sos inceste maltraitance », « SIA », « Mémoire traumatique et victimologie », Ont le plaisir de vous présenter dans le cadre de la 20 ème quinzaine du cinéma francophone, la projection d’un film « elle ne pleure pas elle chante » suivi d’une débat au quel participerons Sandrine Apres et Muriel Salmona

Le 12 octobre 2011 à 20h30 au centre wallomie Bruxelles 46 rue Quincampoix 75004 Paris

Lorsque son père sombre dans le coma après un accident de voiture, Laura ne peut réprimer un sentiment de joie et de profond soulagement. Elle va lui rendre régulièrement visite à l’hôpital, elle lui parle, comme le lui a conseillé l’infirmière. L’impuissance de son père permet alors à Laura de se vider de tout ce qui lui pèse depuis de nombreuses années et de se libérer de l’emprise d’un père trop aimant. Avec un mélange de haine, de honte et d’amour ( qui montre toute l’ambiguïté des rapports incestueux) elle lui raconte comment à dater de cette nuit sa vie fut à jamais brisée .

Ses propos sont à la fois pudiques et extrêmement forts. Elle raconte combien ce père lui a fait mal, elle exprime l’inexprimable, l’indéfinissable douleur qui la hante . Elle lui explique comment elle a pu continuer à vivre avec ce lourd secret qu’elle souhaite aujourd’hui dévoiler.

C’est l’occasion pour elle de se délester d’un poids, de ne plus cacher l’image de cette petite fille déchirée qu’elle compare à une poupée qu’elle a voulu jeter, briser, cacher mais qui a sans cesse ressurgi et qui l’a empêchée de rire et de vivre.

Grâce à ces paroles libératrices, l’héroïne a pu faire grandir cette petite fille en elle, avec laquelle elle forme un tout et ainsi l’accepter. Parvenir enfin à comprendre que ce corps qui est le sien lui appartient désormais, qu’il est
celui d’une femme et non celui d’une enfant possédée.

Un film à la fois, bouleversant et plein d’espoir qui souligne le caractère humain de ce témoignage si intime dont on ne peut évidemment pas rester indifférent. On découvre la portée de tels actes dans la vie d’un enfant, les répercutions à long terme et les difficultés de se construire. On partage la haine de la victime, sa révolte, les cris dont elle peine à se libérer. la place est faite aux sentiments, forts, vrais, poignants, qui font de ce film une merveille de sensibilité.

Amélie sarnElle ne pleure pas, elle chante est avant tout un roman éponyme d’Amélie Sarn où cette dernière évoque, disons-le crûment, l’inceste paternel. Tout le récit est vu du point de vue de Laura et en effet, c’est la voix de la victime qui est ici mis en valeur.

Vengeance ultime et libératoire d’une femme qui doit réapprendre à vivre…

Que la résilience de cette femme résonne longtemps.

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